NUS
MASCULINS |
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| Dans le catalogue d'exposition d'Isabelle Bonzom, "Corps à corps, terre à terre", en 2003, l'historienne d'art, Marie-France Braeckman écrit:
"Il
se dégage des peintures d’Isabelle Bonzom une santé,
une solidité, un appétit de vivre qui vont à
l’encontre de la vision dramatique de la chair malade et souffrante
qu’on nous donne à voir bien souvent. Isabelle nous invite
à un autre regard envers l’image qui unit la chair à
la viande, image qu’elle traduit par des lignes et contours
lisibles et des aplats de couleurs francs. Cette recherche aboutit
à une vision du nu masculin qu’aucun artiste, qui plus
est femme, n’a jamais osé exprimer. C’est là
un regard lucide et jubilatoire qui parvient à traduire avec
pudeur et hardiesse, à la fois, ce qu’il y a de tendre,
de fragile, de délectable dans un corps d’homme, quand
ce corps ose s’abandonner et se laisser regarder hors des attitudes
conventionnelles qui visent à exalter la virilité conquérante."
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"Nus masculins",
Isabelle Bonzom, |
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Selon la critique d'art, Eurydice Trichon-Milsani, la peinture d'Isabelle Bonzom évoque une vision troublante de la chair pleine d'énergie vitale (écouter, lire et voir).
"Des
corps seuls. Étalés, assis, à la renverse, prenant
la pose du Christ de Mantegna, ils sont là comme des cibles dans
l'espace vide, leur tête absente, en dehors du champ de l'image...
Enveloppe soyeuse et chair vive, mises côte à côte,
dialoguent de manière inquiétante", |
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Isabelle Bonzom peint cette série sur le nu masculin au même moment que ses séries de Viandes et de Sourires. Il est question de la chair qui est une des principales préoccupations de l'artiste. Ces series révèlent la précarité et le caractère précieux de la vie.
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"Je suis attirée par la représentation du corps masculin, par sa structure, son allure, sa carnation, car c'est l'autre qui m'interpelle, ce sont les relations complémentaires qui m'intéressent" dit Isabelle Bonzom. |
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| Le thème général de la chair traverse d'une manière récurrente le travail d'Isabelle Bonzom qui considére la peinture comme le corps de l'image. Après
sa série de nus masculins, Isabelle Bonzom a peint des paysages
luxuriants où des passants affairés, des joggers et
des amoureux se mêlent à l'environnement ( voir Recherches
actuelles). La gamme chromatique s'est étendue en diverses
nuances de couleurs vives. Au fur et à mesure, une nouvelle
série de nus est apparue à partir de 2007 et intitulée
"Confusion", des nus plongés dans une atmosphère
nocturne. Elle présente des superpositions de
voiles transparents qui interpellent le regard: est-ce un corps en
mouvement ou plusieurs? Une étreinte ou un combat? |
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D'autres peintures de la série "Confusion" dans la page Expositions |
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